Gargouille
Skarnel
Type : Artificiel
Comportement : Agressif
Habitat : Cryptes des anciens sorciers
Description physique : L’apparence d’un Skarnel dépend entièrement de la statue qu’il investit, mais celle-ci est toujours façonnée dans la pierre. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la statue n’est ni articulée ni animée comme un golem. Elle ne marche pas. Elle ne bondit pas. Elle glisse lentement sur le sol et peut uniquement pivoter sur elle-même.
Annotations de Vaelric le Sage : Le terme Skarnel n’est autre que la traduction Elwënique du mot gargouille. Les Sierdas, anciens sorciers dont la cruauté n’avait d’égale que leur orgueil, enterraient souvent leurs grimoires avec eux, refusant que leur savoir soit un jour égalé. Toutefois, conscients de la convoitise que suscitaient ces ouvrages, ils confiaient leur protection à des gardiens d’un genre tout particulier. Les Skarnels en sont l’exemple le plus abouti. Un Skarnel est une statue de pierre dans laquelle un Chenvar a été scellé par la sorcellerie. Le Chenvar n’y est pas simplement enfermé, il y est lié par une malédiction ancienne qui l’empêche de se mouvoir tant qu’un regard repose sur la statue, et ce, même si ce regard provient d’un cadavre. La pierre, ainsi maudite, devient une prison aussi absolue que cruelle. Cependant, les Sierdas prévoyaient toujours la possibilité d’une intrusion. Des mécanismes de détection, dissimulés autour du grimoire, sont conçus pour repérer la présence d’un intrus. Lorsqu’ils s’activent, un crâne décoratif, souvent placé en évidence pour immobiliser la gargouille, est détruit. Dès lors, le Skarnel peut à nouveau se mouvoir. Toutefois, il ne le fait jamais avec précipitation. S’il agit trop tôt, il risque d’être à nouveau paralysé par le regard de ses proies. Il attend donc l’instant opportun. Pour briser partiellement la malédiction, le Skarnel doit toucher un individu. Dès lors, cette personne n’est plus en mesure de l’immobiliser par son regard. Si la gargouille parvient ensuite à tuer cet individu, le scellement est rompu. Le Chenvar peut alors s’arracher à sa prison de pierre et apparaître sous sa véritable forme. À cet instant, le danger devient absolu, car il ne s’agit plus d’un gardien immobile, mais d’un Chenvar libre.