Dans ce monde, Sol est une divinité puissante à la volonté indéchiffrable, Origine de toutes choses, il est le dieu créateur, père de Dayn et Chendral : Dayn, incarnation de l’ordre et de la bonté, est la divinité la plus priée, tandis que Chendral, manipulateur et corrupteur, est souvent citée comme la source du mal et du chaos. Sol reste énigmatique et rarement mentionné, mais il occupe le sommet du triumvirat divin. Dayn et Chendral disposent d’agents pour exercer leur volonté : les Dalythe (équivalents des anges) et les Chenvar (équivalents des démons).
Le clergé Daeïque se structure en trois niveaux : les Chantres (guides locaux), les Archi-Chantres (superviseurs régionaux) et les Luminants, qui président chacun aux grands courants de la foi Daeïque. Six courants majeurs se sont développés, chacun associé à une race : les Daeïques intégristes (Humains), les Taelariens (Elfes), le Daynisme (Daelars), le Nirisme (Selkies), les Forgésiens (Nains) et le Shalisme (Gobelins). Bien que chaque joueur puisse choisir librement son courant et sa race, ces liens illustrent l’influence culturelle et historique de la foi. Si le Daeïsme domine Melnör, d’autres religions et sectes subsistent, mais elles sont rares sur le vieux continent et politiquement moins influentes.
“ Dae était un Elfe exceptionnel, philosophe et érudit dès sa jeunesse. Il devint le conseiller du roi Elfe Taelar lors de la guerre contre l’Innommable, un tyran démoniaque cherchant à dominer le monde. Selon la légende, Dae reçut en rêve la visite de Hazial, un Dalythe envoyé par Dayn, qui lui révéla les secrets de la création et de la corruption de Chendral. Guidé par cette vision, Dae élabora des enseignements sur la maîtrise du chaos, la corruption et la nature du bien et du mal. Taelar parvint à piéger l’Innommable et, au prix de sa propre vie, le transperça de sa lame. Après cette victoire, Dae consacra le reste de sa vie à transmettre ses connaissances sur Sol, Dayn et Chendral, fondant ainsi le Daeïsme et posant les fondations d’une foi qui allait traverser tout le continent de Melnör. ”
Pour approfondir votre compréhension du Daeïsme et de ses multiples courants, sélectionnez l’un des symboles ci-dessous. Chacun vous conduira vers une page dédiée, présentant en détail le courant Daeïque correspondant.
Courant le plus ancien et respecté du Daeïsme, il accorde une place centrale aux Dalythes et aux Chenvars, perçus comme les agents directs de Dayn et Chendral. Les fidèles prient en citant leurs noms, surtout Balam (banni pour repousser le mal), Lanael (symbole de bravoure et d’espoir) et Hazial (symbole de victoire et de réconfort). Le culte se distingue par ses prières solennelles, où chaque invocation est formulée avec soin, dans la conviction que nommer ces puissances protège du chaos et du mal.
Les Dayniques ne prient pas, ils méditent en silence, cherchant à canaliser l’énergie Arcanique comme expression de la volonté de Dayn. Ils rejettent l’existence des Chenvars, des Dalythes et de Chendral, considérant ces êtres comme de simples fables. Cette foi enseigne la maîtrise de soi et la rigueur dès l’enfance, formant les fidèles à contrôler leur volonté et à développer leur force intérieure.
Les fidèles de la Forge-Monde croient que Dayn façonna le monde dans une forge titanesque, alimentée par le feu que crache Chendral, dont la tête est coincée dans la forge elle-même, après que Dayn lui eut asséné un monumental coup au derrière. Depuis, Chendral crache flammes et insultes, et c’est ce souffle qui entretient le feu de la Forge-Monde. Ils enseignent aussi que les Nains furent créés pour permettre à Dayn de converser avec des artisans capables de le comprendre. Dans leurs prières, ils rendent hommage aux beautés et aux merveilles façonnées par Dayn, qu’il s’agisse de montagnes, de gemmes ou de rivières, et s’en inspirent pour leurs propres œuvres. Pratiquer ce culte revient à reconnaître le monde lui-même comme une forge divine, où chaque création est une étincelle de l’art de Dayn.
Le Nirisme enseigne que Chendral maudit les Sirènes, furieux que Dayn ait dissimulé sa création dans les océans. Depuis, Dayn ne peut les bénir qu’à travers l’eau salée. Ainsi, les Niristes prient toujours les mains plongées dans cette eau, qu’ils croient trop pure pour laisser subsister la malédiction de Chendral. Leurs prières prennent la forme de lamentations, en hommage à Niri, dont les pleurs et les supplications auraient jadis provoqué un miracle de guérison.
Les Shaliens prient uniquement en musique : toutes les messes sont chantées, car le chant est jugé plus pur que les mots. Leur foi se rattache à Shala, qui guidait jadis les réfugiés Gobelins fuyant les persécutions Elfes. Tandis qu’ils voguaient à travers les brumes, ses chants résonnaient sur les flots chaque jour, leur permettant de rejoindre la rive sains et saufs.
Les prières sont récitées en ancien Elfique et soigneusement conservées, leur prononciation et leur écriture étant sacrées. Les fidèles recopient et exposent des talismans calligraphiés, inspirés des tatouages de Taelar, pour se protéger de la corruption. La copie, l’étude et l’ornementation des textes saints font partie intégrante de la foi, et beaucoup de Taelariens deviennent scribes ou calligraphes.