Les Abominations
Bête corrompue, Bête dégénéré
Type : Mutants
Comportement : Agressif
Habitat : Environnement à forte densité de chaos et/ou environnement pollué.
Description physique : Les Abominations sont des animaux ayant dégénéré sous l’influence du Chaos et de la Corruption. Dans la majorité des cas, ces mutations provoquent leur mort ou les affaiblissent profondément. Cependant, il arrive que certaines créatures survivent à cette altération, devenant plus massives, plus féroces et infiniment plus terrifiantes que leurs semblables. Dans de rares circonstances, une Abomination peut même s’accoupler avec un individu sain de son espèce, donnant naissance à une lignée entièrement nouvelle. À ce jour, trois cas de ce type ont été recensés par les naturalistes, leurs observations sont consultables dans la section Témoignages et documentation. Gardez toutefois à l’esprit qu’il s’agit d’exceptions : la plupart des abominations demeurent étroitement semblables, bien que déformées, à l’animal dont elles sont issues.
Témoignage et documentations :
Archives de l’Académie Kaurel sur la création du Yakith : “Le Yakith fut créé par le magister Vigor Trois-doigts, un Gobelin plus habile en intrigues politiques qu’en art magique. Il bénéficia toutefois des recherches de Vaelric le Sage, qui avait observé que les félins corrompus semblaient plus résistants à la dégénérescence, donnant naissance à plus d’Abominations stables. Cherchant à concevoir un substitut plus efficace aux chiens de guerre, Vigor mena 6 mois d’expérimentations avant d’obtenir le premier Yakith à partir d’un Smilodon de Kelgrad. Le résultat fut une créature bien plus féroce, à la carrure robuste, dotée de cornes et d’épines dorsales s’étendant jusqu’aux épaules, ainsi que d’une peau épaisse et solide. Moins majestueux que le Yakith originel, le Yakith n’en demeure pas moins une Abomination stable, et ses qualités martiales ne se sont pas amoindries au fil des générations. De nos jours, il est courant que les invocateurs de l’Académie Kaurel s’en attachent un spécimen pour assurer leur protection. Fait notable : le premier Yakith était si impressionnant que certains soupçonnèrent qu’il s’agissait d’un Chenvar. Cependant, les recherches dissipèrent toute ambiguïté, et les autorités Daeïques autorisèrent officiellement leur utilisation.” — Compte rendu rédigé par l’académicien Murg “L’Astucieux”, année 1 668 CT.
Fragments d’archives endommagés sur les Bêtes des Sables : “Les Bêtes des Sables auraient pour ancêtres des guépards transformés lors de la chute des Larmes de Chendral. Bien que les spécimens demeurent rares, l’espèce ne semble pas en déclin, sans doute grâce à son immense territoire de chasse et à sa vitesse exceptionnelle. Ces prédateurs combinent l’agilité des félins à une morphologie hérissée d’épines osseuses, chacune enduite d’une toxine provoquant d’importantes hémorragies. Les récits des explorateurs décrivent ces créatures comme rapides, méthodiques et terriblement silencieuses, capables d’abattre une proie avant même que celle-ci ne réalise le danger. Peu d’études complètes existent à leur sujet, les rares chercheurs s’y étant risqués n’en étant...” — Compte rendu rédigé par l’académicienne Marie Desrives, année 1 603 CT.
Transcription d’une discussion avec Vaelric le Sage sur les Monstruosités Reptiliennes : “C’est un spécimen tout bonnement fascinant… Je suis convaincu que cette créature descend du rhinocéros, tant les similitudes anatomiques sont flagrantes. Les Monstruosités Reptiliennes ne se rencontrent que dans les zones chaudes et humides : elles possèdent le sang froid, comme la plupart des reptiles, et ne survivent pas aux basses températures. Leur corps est recouvert d’écailles épaisses aux couleurs vives, striées de bandes sombres. Ces couleurs, loin de nuire à leur camouflage, leur permettent de se fondre dans la végétation, surtout à la tombée de la nuit. J’émets l’hypothèse que certaines proies ne perçoivent pas les couleurs, rendant cette couleur vive paradoxalement efficace. Cette adaptation, conjuguée à leur nature omnivore et à leur peau quasi impénétrable, expliquerait sans doute pourquoi l’espèce perdure encore aujourd’hui, malgré son origine dégénérée.” — Année 1 718 CT.